Le projet “Ecole en Pétard”, crée en 2001, a subi au fil des années divers remaniements avant d’être progressivement abondonné: il ne paraissait plus en accord avec les demandes émanant du terrain.
Suite à différentes interpellations du corps enseignant et des centres PMS régulièrement confrontés à des phénomènes de consommation tant licite qu’illicite, nous avons décidé de relancer ce projet dans une forme actualisée et adaptée à l’évolution des demandes.
Nous pouvons en effet constater que bon nombre de nos concitoyens, et surtout les plus jeunes, détiennent des informations contradictoires, trop souvent faussées, concernant les drogues et ce qui s’y rapportent, notamment en matière de législation.
La consommation de cannabis et/ou d’autres substances psychotropes comme l’alcool, les solvants… provoque souvent des perturbations d’ordre psychologique et physique chez l’élève entraînant d’éventuelles conséquences comportementales et environnementales pouvant dans les cas extrèmes aller jusqu’au décrochage scolaire.
Il nous semble dès lors important de construire et mettre en place un outil permettant de recadrer, clarifier et de formaliser ces informations généralement peu ou mal perçues par le jeune; et d’ainsi le responsabiliser quant à ses comportements de consommation.
De manière concrète, le projet proposera une prise en charge articulée autour de trois demi-journées, modulables en fonction des différentes parties.
-Une première demi-journée sera centrée sur un entretien individuel ou nous pourrons faire le point avec le jeune sur les problèmes qui le lient aux produits ainsi que sur les raisons qui l’ont poussé dans cette situation. S’en suivra une visite du labyrinthe des Toxicomanies. Elle aura pour but de fournir une information claire et précise sur le phénomène “assuétude” et éventuellement d’ouvrir une porte vers une prise en charge individuelle future en cas de consommation “à problème”.
-Un inspecteur de la brigade judiciaire (section stupéfiants) informera le jeune de l’actualité juridique et des risques de sanctions encourues, ceci en fonction des produits et/ou de l’usage fait de ceux-ci (consommation, vente…)
-Une demi-journée sera consacrée à un travail de recherche (le thème sera défini en fonction du jeune) en passant dans différents services susceptibles de l’aider pour la suite. (Infor jeunes, Bibliothèque de Huy, Centre EPN). Une session de clôture se déroulera en présence d’un travailleur “relais” (de l’établissement scolaire ou d’un centre PMS) qui sera chargé des suites à donner et devra permettre à l’étudiant d’assumer son rôle “d’acteur de prévention par les pairs”.
Via ce projet nous offrirons en outre une écoute bienveillante dont l’objectif sera au maximum de lever les tabous autour de ce phénomène de mode que se sont appropriés les adolescents, et qui risque de devenir un véritable danger pour les plus fragilisés d’entre eux. Le décrochage scolaire n’est en effet trop souvent que la partie visible de l’iceberg.



